L’avènement des moteurs de recherche

Pour ceux qui, comme moi, sont nés dans les années 80, nous faisons partie, tout comme les générations antérieures, de ceux qui n’ont pas grandi avec internet, mais qui l’ont vu arriver dans leurs foyers, transformant nos modes de vie de façon drastique, et définitive.

L’accès à l’information, au savoir, n’a plus jamais été le même, internet étant une formidable encyclopédie, un puit de science illimité.

Les pages web qui contenaient (et contiennent encore) ce savoir ont très rapidement été indexées, référencées. Cela peut faire sourire les nouvelles générations, notamment ceux que l’on appelle les « millenials », mais lorsque nous avons vu entrer internet dans nos vies, Google n’était pas une évidence. Tout du moins, pas au début.

Lorsque l’accès à internet s’est démocratisé, nombreux étaient les moteurs de recherche qui concurrençaient la firme de Mountain View, des acteurs qui existaient même bien avant que Larry Page et Serge Brin ne créent Google le 15 septembre 1997. Nous pouvons bien entendu citer Yahoo, qui existe encore, Infoseek, Altavista…

L’avènement de Google

Très rapidement, un phénomène de consommation web s’est généralisé : l’internaute s’est très vite rendu compte que selon le moteur de recherche utilisé, les résultats affichés étaient plus ou moins pertinents. L’un d’entre eux s’est distingué en particulier : Google

Dès le début, l’indexation était gratuite, à la condition de proposer des sites internet pertinents. C’est donc tout naturellement que les internautes lui ont accordé leur préférence.

Du référencement naturel à Google Ads

Depuis, le moteur de recherche n’a eu de cesse d’évoluer. Mais si l’algorithme a subi énormément de mises à jour, la philosophie du géant américain est toujours restée la même : l’expérience utilisateur avant toute chose.

Ce n’est que lorsque Google a réussi à asseoir sa domination que le référencement sponsorisé est apparu. Ce que l’on connait maintenant sous le nom de Google Ads s’appellait alors Google Adwords. La facturation se faisait au CPM (coût par Mille), puis évolua vers du CPC (Coût par Clic).

Ce référencement payant continua sa mutation au fil des années, tant sur sa mise en place, que sur son aspect purement visuel. S’il était facile de différencier un résultat naturel d’une annonce, l’esthétique de Google Ads va énormément évoluer, rendant cette distinction bien plus subtile.

En effet, les annonces d’aujourd’hui ont la même structure que les résultats organiques : une balise titre, une balise description (de plus en plus longue), des snippets…

Pourquoi ? Google a rapidement réalisé que les taux d’interaction (CTR) avec les annonces étaient beaucoup trop faibles. En effet, les internautes favorisaient dans leurs visites les sites internet ayant une bonne position naturelle, ceux apparaissant grâce au payant n’offrant pas les mêmes garanties de pertinences que l’organique.

Il a donc fallu résoudre ce problème, en réduisant comme peau de chagrin la frontière visuelle entre les deux formes d’indexation, mais pas seulement. En effet, la seule intervention de Google sur l’aspect esthétique ne pouvait corriger l’un des défauts majeurs des annonces, à savoir la qualité des sites internet. Google Adwords a donc été revu en profondeur, la notion de Quality Score est apparue. Le niveau de qualité récompense les mots clé les plus pertinents, en relation aux annonces auxquelles ils sont liés, mais aussi et surtout à la qualité des pages des sites internet vers lesquels ils mènent. Plus le quality score est élévé, plus l’annonceur est récompensé, par un achat du mot clé en question moindre que son prix moyen, lui permettant ainsi d’apparaître plus souvent sans modifier son budget.

Si on ajoute à cela le fait que les premiers résultats de recherche sont maintenant les résultats sponsorisés, vous comprendrez toute l’importance du référencement payant dans une stratégie de visibilité actuellement.

Conclusion

Si le référencement naturel a toujours, aujourd’hui, une part importante du trafic du site internet, celle de Google Ads n’a de cesse de croître, tout comme les taux d’interaction et de transformations de ce vecteur d’indexation. Les freins psychologiques qui empêchaient les internautes de cliquer sur les annonces sont petit à petit levés, et l’on peut supposer qu’à terme, les résultats sponsorisés seront tout aussi pertinents, dans l’ensemble, que les résultats du référencement organique.